Le budget 2025

100 400 000 € : c’est le cap inédit franchi par le budget primitif 2025 de Bègles soumis au vote des élu·es municipaux lors du Conseil municipal du 1er avril. Consacrant des investissements sans précédent de 45,4 M€, ce budget concrétise les engagements pris en faveur d’une transition écologique, sociale et démocratique, tant de l’institution que du territoire. Les taux d’imposition sont inchangés pour la 13e année consécutive.

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  • Budget primitif 2025 (intégral)

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  • Synthèse du Compte Administratif 2024 et du Budget Primitif 2025

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Les faits marquants

  • Cette année est une nouvelle fois marquée par la baisse des dotations de l’Etat : -432 000€ pour compenser le déficit des comptes publics (-21M€ cumulés depuis 2013). Des recettes contraintes déjà atténuées par des valeurs locatives cadastrales parmi les plus faibles de la métropole (27e sur 28).
  • Dans ce contexte toujours plus contraint, la municipalité n’augmentera pas les impôts locaux et fait le choix de maintenir un niveau exceptionnel d’investissements, dont 28,5M€ dédiés aux projets de mandat (PPI) : ouverture début mars de l’école maternelle Malala Yousafzai et chantier en cours du groupe scolaire Jacques Prévert ; construction de la nouvelle cuisine centrale municipale et de sa cuisine pédagogique ; lancement en 2025 du chantier du nouveau complexe sportif polyvalent ; rénovation et agrandissement du musée de la Création Franche, construction de son auditorium et aménagement des espaces publics attenants ; réalisation d’un nouveau restaurant scolaire l’école Joliot-Curie ; premiers aménagements au sein du parc des Sœurs pour une ouverture au public le 17 mai 2025 ; poursuite des actions de végétalisation, dans les espaces publics et les cours d’école (La Ferrade, Paul Vaillant-Couturier) et poursuite des actions de performance et de transition énergétique du patrimoine municipal.
  • Des dépenses d’investissement en augmentation et autofinancées à 31% grâce à son épargne nette. 59 % des dépenses d’investissement seront consacrées à l’éducation qui reste le premier budget de la Ville.
  • Une gestion efficiente et une situation financière saine grâce notamment à la recherche de nouvelles recettes (subventions extérieures : 3,6M€ cette année), le plan d’économie d’énergie couplé à une gestion rigoureuse des dépenses et moyens des services (-940 K€) qui permettent de recourir à l’emprunt (16 M€ + 6 M€ en report 2024) pour financer 58% des dépenses d’investissement.
  • Un soutien accru aux associations (+1,5%) et à ses établissements publics à hauteur de 4,67 millions d’euros.

Les données clés

  • 45,39 M€ de dépenses d’investissement (contre 30,41 M€ en 2024), dont 37,07 M€ de dépenses d’équipements comprenant 28,497 M€ de projets de mandat
  • 39,94 M€ de dépenses réelles de fonctionnement (contre 39,67 M€ en 2024)
  • 4,67 M€ de subventions aux associations et établissements publics
  • Des dépenses d’équipement par habitant en hausse et supérieures à la moyenne des communes de même strate : 1 119 € par habitant en 2025 (contre 800 € en 2024)
  • Des dépenses de fonctionnement par habitant maîtrisées : 1 276 € (contre 1 273 € en 2024)
  • Des recettes réelles par habitant plus contraintes que la moyenne : estimées à 1 404 € (1 562 € dans les communes de même strate)

1.  Une accélération des investissements en fin de mandat

Les dépenses d’investissement s’élèvent à 45 391 K€. Elles comprennent 37 070 K€ de dépenses d’équipements, 1 087 K€ de remboursement de capital de la dette, et 7 216 K€ de déficit d’investissement reporté à financer.

L’aboutissement des projets de mandat

Les dépenses d’équipement du Budget Primitif 2025 s’élèvent à 37 M€. Elles augmentent par rapport au Budget 2024, budget dans lequel ces dépenses étaient déjà en forte hausse (12,6 M€ déjà investis en 2024,une première année record). Cette accélération des dépenses d’investissement s’explique par l’arrivée à maturité des projets de mandat qui seront livrés ou lancés d’ici 2026. De nombreux projets arrivent à maturité en fin de mandat, en raison du retard causé par la crise sanitaire. La Ville a en effet fonctionné en gestion de crise durant près de deux ans.

Ces projets de mandat représentent 77 % des dépenses d’équipement. Le cap ambitieux de la mandature a été conservé et les projets se concrétisent ou se poursuivent en 2025 :

  • L’ouverture de l’école maternelle Malala Yousafzai et le chantier en cours du groupe scolaire Jacques Prévert ;
  • La construction de la nouvelle cuisine centrale municipale et de sa cuisine pédagogique, qui seront inaugurées en septembre prochain ;
  • Le lancement en 2025 du chantier du nouveau complexe sportif polyvalent, comprenant un gymnase et deux salles sportives ;
  • La rénovation et l’agrandissement du musée de la Création Franche, la construction de son auditorium et l’aménagement des espaces publics attenants ;
  • Les aménagements au sein de l’école Joliot-Curie comprenant notamment la réalisation d’un nouveau restaurant scolaire ;
  • Les travaux de réaménagement réalisés au sein de l’école Gambetta (après la végétalisation du parvis et des travaux réalisés dans la cour en 2024) ;
  • Des premiers aménagements au sein du parc des Sœurs pour une ouverture au public en mai 2025 ;
  • La poursuite des actions de végétalisation, avec pour les espaces publics, un plan de végétalisation annuel de 50 K€, augmenté à 60 K€ en 25, et pour les cours d’école, la végétalisation de la cour de l’école La Ferrade, ainsi que les études pour la réalisation de la cour de l’école Paul Vaillant-Couturier ;
  • La poursuite du plan énergie (actions de performance et de transition énergétiques).

L’Éducation : le premier budget de la Ville

En 2025, plus de 59 % des dépenses d’investissement seront consacrées à l’Education qui reste le premier budget de la Ville. Le territoire béglais étant très attractif et accueillant de plus en plus de familles avec des enfants scolarisés en école primaire, cela nécessite de développer les capacités d’accueil de nos structures scolaires et périscolaires par la construction de nouveaux bâtiments. De plus, la Ville partage avec l’Éducation Nationale la volonté d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves en mettant en œuvre les mesures de dédoublement et d’allègement du nombre d’élèves par classes, mais également en travaillant sur la qualité d’accueil avec notamment le réaménagement et la végétalisation des cours d’école.

Plus précisément, en matière d’éducation, il s’agit des investissements suivants :

  • La création de la nouvelle école maternelle Malala Yousafzai qui vient d’ouvrir  
  • La création du groupe scolaire Jacques Prévert
  • Des travaux dans les écoles Gambetta et Joliot-Curie dans le cadre du plan écoles 
  • La végétalisation des cours d’écoles La Ferrade et Paul Vaillant-Couturier

2. Des dépenses de fonctionnement qui se maintiennent

Encore cette année, aucune augmentation du budget de fonctionnement des services n’est prévue malgré l’inflation, un véritable effort de gestion collective engagé il y a plusieurs années pour continuer à investir demain : les dépenses de fonctionnement sont de 39 949 K € en 2025, contre 39 677 K € en 2024.

Le soutien aux associations et établissements publics

Au total, la Ville alloue cette année 4 648 K € de subventions aux associations et établissements publics du territoire, montrant un soutien continu en faveur du secteur associatif. Cette enveloppe concerne également les subventions aux deux établissements publics (CCAS et Centre social et culturel) à hauteur de 2 237 K€.

2 411 K€ sont attribués aux associations, contre 2 236 K€ en 2024 (+1,5 %).

  • 15 associations bénéficient de subventions de plus de 40 K€, dont 7 de plus de 100 K€
  • 65 autres associations sont subventionnées et les partenariats dans le cadre du Projet Educatif de Territoire sont estimés à 138 K€, soit 6 % de l’enveloppe,
  • La participation aux écoles privées s’élève à 238 K€, représentant 10 % de l’enveloppe.

La Ville mène une politique volontariste en faveur du secteur associatif local, permettant de soutenir des actions culturelles, sportives, éducatives, solidaires, de transition environnementale ou encore de transition économique, à destination de tous les publics. Ces subventions ne représentent en outre que les deux tiers de l’accompagnement financier global de la Ville aux associations du territoire, qui prennent aussi la forme de concours en nature et de prestations.

Le soutien aux agent·es municipaux

Cette année, les dépenses de personnel sont de 21 857 K€ (+ 4.69 % par rapport à 2024).

Outre les récentes décisions gouvernementales (CNRACL et URSSAF), l’ouverture de l’école Malala Yousafzai (année pleine en 2025), plus globalement les effets de personnels induits par le plan école, un renfort de la police municipale pour augmenter la présence sur le terrain, ainsi qu’une responsable de l’école de musique municipale expliquent l’augmentation de ces dépenses, alors même que l’évolution des effectifs de la Ville sera légèrement à la baisse en 2025,avec 5 arrivées et 6 départs.

Enfin, la Ville prend cette année encore de nouvelles décisions volontaristes en faveur de la qualité de vie au travail et du pouvoir d’achat des agent·es. Ainsi, en 2025, la Ville augmente sa participation à la mutuelle santé à hauteur de 23 K€ et revalorise le RIFSEEP à hauteur de 460 K€.

La part de la masse salariale correspond à 55 % des dépenses réelles de fonctionnement (hors RNS) au BP2025.

Pacte Citoyen Béglais et plan de gestion durable

La Ville est engagée dans une démarche d’amélioration continue de son fonctionnement et d’optimisation de ses ressources financières humaines et matérielles. Ainsi les dépenses de fonctionnement des services ont été cadrées ces trois dernières années dans un contexte inflationniste : objectifs d’absence d’augmentation voire augmentations mesurées.

Chaque année, ces objectifs ont été tenus grâce à une analyse fine, par les services, de leur fonctionnement dans le cadre d’un projet d’administration, la mise en œuvre des actions du plan de gestion durable (= plan de sobriété) dès le début du mandat. Également, dans un objectif indispensable de transition énergétique, la Ville s’inscrit dans une stratégie climat de meilleure gestion des ressources sur le plus long terme. Toutes ces actions (régulation plus fine du chauffage et adaptation des températures à l’usage de chaque bâti, amélioration de la gestion des ressources en électricité et en eau, fermeture de la piscine durant les grandes vacances scolaires, notamment) ont permis de faire face à la hausse continue du prix de l’énergie et des matières premières depuis 2020.

Les charges à caractère général sont en nette régression (-948 K€), reflétant les efforts fournis par les services pour maintenir les coûts (une gestion rigoureuse et responsable des services) et les actions en faveur des dépenses énergétiques, et la baisse du coût de l’énergie.

Plus globalement, pour sécuriser son fonctionnement, dans un contexte de rigueur budgétaire imposée par l’Etat et d’incertitude, les collectivités locales ayant de moins en moins la maitrise de leurs recettes (perte cumulée de la DGF de près de 21 M€ en 10 ans), la ville de Bègles a enclenché en 2014 une démarche au long cours (le Pacte citoyen béglais) visant à interroger sa façon de produire le service public local et son champ d’intervention, pour apporter une réponse au plus près des besoins des Béglais·e, dans un principe de justice dans l’accès aux services et une meilleure accessibilité. Cette démarche a permis une utilisation la plus réfléchie et pertinente possible des deniers publics, et de dégager des marges de manœuvre, permettant de faire face aux besoins et attentes d’une population locale en croissance, aux nouveaux coûts de fonctionnement induits par un plan d’investissement ambitieux, ainsi qu’aux différentes réformes nationales, toujours imprévisibles et globalement défavorables aux collectivités.

Une gestion responsable de son budget de fonction permet à la Ville de conserver des capacités de faire aujourd’hui et d’investir demain.

3. Des recettes de fonctionnement soumises à aléas

Elles sont de 52 563 K en 2025 et comprennent principalement des impôts et taxes (32 964 K€), des dotations (7 332 K€) et des produits des services rendus (3 380 K€). Les recettes de fonctionnement de la Ville sont plus contraintes que la moyenne (1 432 €/hab pour 2024 contre 1 562 €/hab pour les communes de même strate), en raison de la faiblesse des impôts directs, Bègles ayant les valeurs locatives moyennes les plus faibles de la Métropole.

Des taux fiscaux inchangés

La dynamique de la taxe foncière se maintient et représente 75 % des recettes de fonctionnement de la Ville (variation physique estimée de + 1,5 % par an). Et si les recettes de la DMTO sont plus faibles qu’auparavant (-24 % entre 2023 et 2024), une légère reprise s’engage aujourd’hui et devrait se conforter dans les années à venir.

Une politique tarifaire solidaire

La Ville a fait le choix d’une politique tarifaire de ses services publics permettant une égalité d’accès aux services publics (tarification sociale pour la restauration collective, les TAPS et l’école de musique, tarifs peu élevés pour le spectacle vivant, le cinéma, la piscine, l’adhésion à l’Estey, voire souvent la gratuité pour ce qui concerne la bibliothèque, l’offre durant les vacances scolaires, la FDM, etc.).

La Ville, qui n’avait pas fait évoluer ses tarifs municipaux depuis plusieurs années (de nombreuses années-mêmes pour certains), a attendu que l’inflation se normalise en 2024 pour réévaluer le montant des tarifs municipaux en fonction de l’inflation.

Des dotations en baisse

Enfin, les recettes de la Ville sont affaiblies par des dotations en baisse :

  • La dotation forfaitaire en baisse au regard de la péréquation nationale prenant en compte la richesse fiscale et l’évolution de la population (écrêtement) : – 83 K€/an ;
  • La dotation de Solidarité Métropolitaine en baisse car le montant est indexé sur les ressources de Bordeaux Métropole elle-même touchée par le PLF : – 85 K€ en 2025 par rapport à 2024 ;
  • La suppression du soutien de l’Etat au périscolaire à partir de la rentrée 2025 avec un impact sur les recettes de 2026 : -133 K€ à partir de 2026.

4. Une capacité d’autofinancement et de recours à l’emprunt

Les recettes réelles d’investissements sont de 32 779 K € et intègrent un emprunt de 16 340 K€. En effet, la Ville va pouvoir autofinancer 31% ses dépenses réelles d’investissements grâce à une épargne nette dégagée par une gestion efficiente et une situation saine. Ses dépenses d’investissements seront également couvertes par l’emprunt à hauteur de 58 %.

Avec 5.125 M€ d’épargne brute en 2024 (socle de la richesse financière de la collectivité), une capacité d’autofinancement de 4 038 K€, une dette ancienne et très faible, et sa capacité de désendettement (qui n’est que d’un an, contre 4,5 ans en moyenne) la Ville peut s’endetter de nouveau pour poursuivre ses projets ambitieux. Cette année, l’emprunt sera d’environ 16 M€ + 6 M€ en report 2024 (non mobilisés, emprunt contracté auprès de l’Agence France Local).