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Flash infos
Publié le – Mis à jour le
Budget primitif 2025 (intégral)
Synthèse du Compte Administratif 2024 et du Budget Primitif 2025
Les dépenses d’investissement s’élèvent à 45 391 K€. Elles comprennent 37 070 K€ de dépenses d’équipements, 1 087 K€ de remboursement de capital de la dette, et 7 216 K€ de déficit d’investissement reporté à financer.
Les dépenses d’équipement du Budget Primitif 2025 s’élèvent à 37 M€. Elles augmentent par rapport au Budget 2024, budget dans lequel ces dépenses étaient déjà en forte hausse (12,6 M€ déjà investis en 2024,une première année record). Cette accélération des dépenses d’investissement s’explique par l’arrivée à maturité des projets de mandat qui seront livrés ou lancés d’ici 2026. De nombreux projets arrivent à maturité en fin de mandat, en raison du retard causé par la crise sanitaire. La Ville a en effet fonctionné en gestion de crise durant près de deux ans.
Ces projets de mandat représentent 77 % des dépenses d’équipement. Le cap ambitieux de la mandature a été conservé et les projets se concrétisent ou se poursuivent en 2025 :
En 2025, plus de 59 % des dépenses d’investissement seront consacrées à l’Education qui reste le premier budget de la Ville. Le territoire béglais étant très attractif et accueillant de plus en plus de familles avec des enfants scolarisés en école primaire, cela nécessite de développer les capacités d’accueil de nos structures scolaires et périscolaires par la construction de nouveaux bâtiments. De plus, la Ville partage avec l’Éducation Nationale la volonté d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves en mettant en œuvre les mesures de dédoublement et d’allègement du nombre d’élèves par classes, mais également en travaillant sur la qualité d’accueil avec notamment le réaménagement et la végétalisation des cours d’école.
Plus précisément, en matière d’éducation, il s’agit des investissements suivants :
Encore cette année, aucune augmentation du budget de fonctionnement des services n’est prévue malgré l’inflation, un véritable effort de gestion collective engagé il y a plusieurs années pour continuer à investir demain : les dépenses de fonctionnement sont de 39 949 K € en 2025, contre 39 677 K € en 2024.
Au total, la Ville alloue cette année 4 648 K € de subventions aux associations et établissements publics du territoire, montrant un soutien continu en faveur du secteur associatif. Cette enveloppe concerne également les subventions aux deux établissements publics (CCAS et Centre social et culturel) à hauteur de 2 237 K€.
2 411 K€ sont attribués aux associations, contre 2 236 K€ en 2024 (+1,5 %).
La Ville mène une politique volontariste en faveur du secteur associatif local, permettant de soutenir des actions culturelles, sportives, éducatives, solidaires, de transition environnementale ou encore de transition économique, à destination de tous les publics. Ces subventions ne représentent en outre que les deux tiers de l’accompagnement financier global de la Ville aux associations du territoire, qui prennent aussi la forme de concours en nature et de prestations.
Cette année, les dépenses de personnel sont de 21 857 K€ (+ 4.69 % par rapport à 2024).
Outre les récentes décisions gouvernementales (CNRACL et URSSAF), l’ouverture de l’école Malala Yousafzai (année pleine en 2025), plus globalement les effets de personnels induits par le plan école, un renfort de la police municipale pour augmenter la présence sur le terrain, ainsi qu’une responsable de l’école de musique municipale expliquent l’augmentation de ces dépenses, alors même que l’évolution des effectifs de la Ville sera légèrement à la baisse en 2025,avec 5 arrivées et 6 départs.
Enfin, la Ville prend cette année encore de nouvelles décisions volontaristes en faveur de la qualité de vie au travail et du pouvoir d’achat des agent·es. Ainsi, en 2025, la Ville augmente sa participation à la mutuelle santé à hauteur de 23 K€ et revalorise le RIFSEEP à hauteur de 460 K€.
La part de la masse salariale correspond à 55 % des dépenses réelles de fonctionnement (hors RNS) au BP2025.
La Ville est engagée dans une démarche d’amélioration continue de son fonctionnement et d’optimisation de ses ressources financières humaines et matérielles. Ainsi les dépenses de fonctionnement des services ont été cadrées ces trois dernières années dans un contexte inflationniste : objectifs d’absence d’augmentation voire augmentations mesurées.
Chaque année, ces objectifs ont été tenus grâce à une analyse fine, par les services, de leur fonctionnement dans le cadre d’un projet d’administration, la mise en œuvre des actions du plan de gestion durable (= plan de sobriété) dès le début du mandat. Également, dans un objectif indispensable de transition énergétique, la Ville s’inscrit dans une stratégie climat de meilleure gestion des ressources sur le plus long terme. Toutes ces actions (régulation plus fine du chauffage et adaptation des températures à l’usage de chaque bâti, amélioration de la gestion des ressources en électricité et en eau, fermeture de la piscine durant les grandes vacances scolaires, notamment) ont permis de faire face à la hausse continue du prix de l’énergie et des matières premières depuis 2020.
Les charges à caractère général sont en nette régression (-948 K€), reflétant les efforts fournis par les services pour maintenir les coûts (une gestion rigoureuse et responsable des services) et les actions en faveur des dépenses énergétiques, et la baisse du coût de l’énergie.
Plus globalement, pour sécuriser son fonctionnement, dans un contexte de rigueur budgétaire imposée par l’Etat et d’incertitude, les collectivités locales ayant de moins en moins la maitrise de leurs recettes (perte cumulée de la DGF de près de 21 M€ en 10 ans), la ville de Bègles a enclenché en 2014 une démarche au long cours (le Pacte citoyen béglais) visant à interroger sa façon de produire le service public local et son champ d’intervention, pour apporter une réponse au plus près des besoins des Béglais·e, dans un principe de justice dans l’accès aux services et une meilleure accessibilité. Cette démarche a permis une utilisation la plus réfléchie et pertinente possible des deniers publics, et de dégager des marges de manœuvre, permettant de faire face aux besoins et attentes d’une population locale en croissance, aux nouveaux coûts de fonctionnement induits par un plan d’investissement ambitieux, ainsi qu’aux différentes réformes nationales, toujours imprévisibles et globalement défavorables aux collectivités.
Une gestion responsable de son budget de fonction permet à la Ville de conserver des capacités de faire aujourd’hui et d’investir demain.
Elles sont de 52 563 K en 2025 et comprennent principalement des impôts et taxes (32 964 K€), des dotations (7 332 K€) et des produits des services rendus (3 380 K€). Les recettes de fonctionnement de la Ville sont plus contraintes que la moyenne (1 432 €/hab pour 2024 contre 1 562 €/hab pour les communes de même strate), en raison de la faiblesse des impôts directs, Bègles ayant les valeurs locatives moyennes les plus faibles de la Métropole.
La dynamique de la taxe foncière se maintient et représente 75 % des recettes de fonctionnement de la Ville (variation physique estimée de + 1,5 % par an). Et si les recettes de la DMTO sont plus faibles qu’auparavant (-24 % entre 2023 et 2024), une légère reprise s’engage aujourd’hui et devrait se conforter dans les années à venir.
La Ville a fait le choix d’une politique tarifaire de ses services publics permettant une égalité d’accès aux services publics (tarification sociale pour la restauration collective, les TAPS et l’école de musique, tarifs peu élevés pour le spectacle vivant, le cinéma, la piscine, l’adhésion à l’Estey, voire souvent la gratuité pour ce qui concerne la bibliothèque, l’offre durant les vacances scolaires, la FDM, etc.).
La Ville, qui n’avait pas fait évoluer ses tarifs municipaux depuis plusieurs années (de nombreuses années-mêmes pour certains), a attendu que l’inflation se normalise en 2024 pour réévaluer le montant des tarifs municipaux en fonction de l’inflation.
Enfin, les recettes de la Ville sont affaiblies par des dotations en baisse :
Les recettes réelles d’investissements sont de 32 779 K € et intègrent un emprunt de 16 340 K€. En effet, la Ville va pouvoir autofinancer 31% ses dépenses réelles d’investissements grâce à une épargne nette dégagée par une gestion efficiente et une situation saine. Ses dépenses d’investissements seront également couvertes par l’emprunt à hauteur de 58 %.
Avec 5.125 M€ d’épargne brute en 2024 (socle de la richesse financière de la collectivité), une capacité d’autofinancement de 4 038 K€, une dette ancienne et très faible, et sa capacité de désendettement (qui n’est que d’un an, contre 4,5 ans en moyenne) la Ville peut s’endetter de nouveau pour poursuivre ses projets ambitieux. Cette année, l’emprunt sera d’environ 16 M€ + 6 M€ en report 2024 (non mobilisés, emprunt contracté auprès de l’Agence France Local).