Démarches d'urbanisme : Urbanisme : construire et rénover

Vous avez un projet d'urbanisme ? Que vous soyez particulier, professionnel·le ou une entreprise, les services mutualisés de Bordeaux métropole vous accompagnent dans vos démarches. Un permis de construire ou de déclaration préalable, des procédures dématérialisées sont disponibles directement en ligne, 24h/24, 7 jours/7.

Publié le – Mis à jour le

Avant de débuter toute construction ou modification d’un bien immobilier, il est important de vérifier le Plan Local d’Urbanisme (PLU) en vigueur dans votre commune. Le PLU détermine les règles d’occupation du sol et les orientations en matière d’aménagement. Si votre projet nécessite une intervention spécifique, il est recommandé de contacter le service d’urbanisme de Bordeaux Métropole pour obtenir des informations personnalisées.

Contact

Les différents conseils ci-dessous permettent de mieux comprendre les règles d’urbanisme et de mieux identifier votre projet.

  1. Je consulte le règlement d’urbanisme : Les règles diffèrent selon la zone où se situe votre projet sur la commune. Elles sont définies dans le Plan Local d’Urbanisme de Bordeaux Métropole (PLU 3.1)
  2. Le Cadastre :  Il vous est possible d’obtenir des informations sur votre parcelle cadastrale depuis le site : https://www.cadastre.gouv.fr/
  3. Le certificat d’urbanisme : il est possible de demander un certificat d’urbanisme pour obtenir des informations sur le terrain faisant l’objet de travaux.

En fonction de la nature de mon projet, j’obtiens une autorisation d’urbanisme.
La délivrance d’une autorisation d’urbanisme permet à la commune de vérifier la conformité des travaux par rapport aux règles d’urbanisme. Selon l’importance des travaux, il faut déposer un permis (Permis de construire, Permis d’aménager…) ou une déclaration préalable de travaux.

Les différentes demandes d’Autorisation d’Occupation du Sol (AOS)

  • Demande préalable (DP) ou Permis de construire (PC)
  • Transfert de permis de construire ou de permis d’aménager
  • Permis de démolir
  • Permis d’aménagement permet de contrôler les aménagements affectant l’utilisation du sol d’un terrain (exemple : impact environnemental).

Guichet unique en ligne

Bordeaux Métropole propose un guichet unique en ligne pour les usagers disponible 24h/7j, facilitant ainsi la centralisation des démarches. Une plateforme en ligne dédiée aux démarches fournit les informations nécessaires et les formulaires téléchargeables.

  1. Je me connecte au portail de dépôt numérique et je créais un compte
  2. Je saisis en ligne le Cerfa correspondant à ma demande
  3. Je dépose les pièces composant mon dossier
  4. Je valide mon dépôt pour recevoir un récépissé indiquant le délai d’instruction.
  5. Je suis de l’état d’avancement de l’instruction de votre dossier.

Je dépose mon dossier

Attention, le dépôt d’un dossier papier en mairie reste possible. Mais contrairement au dépôt en ligne, il ne permet pas de disposer d’un suivi en temps réel de l’état d’avancement de l’instruction de votre dossier.

Une fois votre dossier validé, arrive l’étape tant attendue de la réalisation !

La durée de validité d’un permis de construire est de 3 ans. Ce délai peut être prorogé 2 fois pour une durée d’1 an.

Pour vous permettre de réaliser les travaux dans les meilleures conditions, voici quelques règles à suivre :

  • Affichage légale : Dès qu’une autorisation d’urbanisme ou une décision de non-opposition vous est accordée, vous avez l’obligation d’afficher cette autorisation sur votre terrain. Cet affichage doit être visible depuis la rue pendant deux mois consécutifs minimum et doit être maintenu pendant toute la durée des travaux.
  • Pour permettre à vous et/ou aux différents corps de métier d’intervenir (benne, camion, échafaudage, etc.), il est nécessaire d’effectuer une demande de permission ou d’autorisation de voirie, de permis de stationnement, ou d’autorisation d’entreprendre des travaux et de la renvoyer, une fois complétée, à : espaces-publics@mairie-begles.fr
  • Respecter les horaires, à savoir les jours ouvrables : Correspond à tous les jours de la semaine, à l’exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l’entreprise de 8h00 à 20h00 (ou de 7h30 à 19h30). Des dérogations par arrêté préfectoral ou municipal peuvent cependant être délivrées concernant les horaires des travaux, mais aussi les plages horaires d’utilisation de certains engins particulièrement bruyants.
  • Prévenir vos voisins : plus qu’un geste de courtoisie, c’est aussi une manière de se protéger contre une plainte éventuelle. Pour informer vos voisins, le meilleur moyen est de leur adresser un courrier. Votre lettre devra contenir des informations essentielles telles que le type de travaux et leur durée.

Bon à savoir

Le délai d’instruction est de 1 mois pour les déclarations préalables. Le délai de droit commun d’un permis de construire est de 2 mois pour les maisons individuelles, et de 3 mois pour tout autre permis (collectifs, entreprises…). Ces différents délais peuvent être plus long, si le projet se situe dans le périmètre des Bâtiments de France.

Dans les 15 jours qui suivent le dépôt du dossier et durant toute l’instruction, un avis de dépôt de demande de permis de construire précisant les caractéristiques essentielles de votre projet est affiché en mairie.

La durée de validité d’un permis de construire est de 3 ans. Ce délai peut être prorogé 2 fois pour une durée d’1 an.

Il vous est possible de consulter un dossier de permis de construire, sauf pendant sa période d’instruction, car à ce stade, il ne constitue qu’un document préparatoire, non communicable et non consultable :

  • Pour les dossiers déposés avant le 1er janvier 2022, la consultation s’effectue en mairie sur rendez-vous,
  • Pour les dossiers déposés après le 1er janvier 2022, la consultation s’effectue en ligne via le guichet unique

Permanences en mairie

Vous avez des questions, votre projet nécessite un accompagnement spécifique, vous pouvez prendre rendez-vous en mairie avec un·e instructeur·trice.

La prise de rendez-vous se fait uniquement par téléphone au 05 56 49 88 37

Rupture conventionnelle dans la fonction publique

Vous êtes agent public et envisagez de quitter la fonction publique ? Nous vous présentons les informations sur la rupture conventionnelle selon votre fonction publique d’appartenance (État – FPE, territoriale – FPT ou hospitalière – FPH) et selon que vous êtes fonctionnaire ou contractuel.

Quitter la fonction publique

    Quel fonctionnaire peut convenir d’une rupture conventionnelle ?

    Vous pouvez convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes fonctionnaire titulaire. Cela n’est pas possible si vous êtes fonctionnaire stagiaire.

    De plus, pour pouvoir convenir d’une rupture conventionnelle, vous ne devez pas avoir atteint l’âge minimum de départ à la retraite et justifier du nombre de trimestres requis pour obtenir une .

    Vous ne pouvez pas non plus convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes fonctionnaire détaché en tant qu’agent contractuel.

    La possibilité de convenir d’une rupture conventionnelle est possible jusqu’au 31 décembre 2025.

    À noter

    Si vous avez signé un engagement à servir l’État à la fin d’une période de formation, vous devez avoir accompli la totalité de la durée de service prévue par cet engagement.

    Quelle est la procédure pour convenir d’une rupture conventionnelle ?

    La procédure de rupture conventionnelle peut être engagée à votre initiative ou à l’initiative de votre administration employeur.

    La rupture conventionnelle résulte d’un accord entre vous et votre administration employeur. Elle ne peut pas être imposée par l’une ou l’autre des parties.

    Lorsque l’une des 2 parties souhaite conclure une rupture conventionnelle, elle en informe l’autre partie par courrier, recommandé avec accusé de réception, ou remis en mains propres contre signature.

    Lorsque c’est vous qui engagez la procédure de rupture conventionnelle, vous pouvez adresser votre courrier à votre direction des ressources humaines ou à l’autorité investie du pouvoir de nomination.

    À savoir

    Si vous êtes détaché ou mis à disposition, vous devez adresser votre demande de rupture conventionnelle à votre administration d’origine et en informer votre administration ou organisme d’accueil.

    Un entretien est organisé par votre administration employeur que ce soit vous ou elle qui avez engagé la procédure de rupture conventionnelle et quelle que soit la volonté de l’une ou l’autre des parties de conclure une rupture conventionnelle.

    Cet entretien doit avoir lieu entre 10 jours francs et un mois après la réception par l’une des parties du courrier de l’autre partie demandant la rupture conventionnelle.

    Cet entretien est conduit par un responsable hiérarchique ou par l’autorité investie du pouvoir de nomination.

    Au cours de cet entretien, vous pouvez vous faire assister par un représentant du personnel au comité social ou par par un conseiller syndical de votre choix.

    L’entretien porte principalement sur les points suivants :

    • Motifs de la demande et principe de la rupture conventionnelle

    • Date envisagée de la cessation définitive des fonctions

    • Montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

    • Conséquences de la cessation définitive des fonctions.

    D’autres entretiens peuvent éventuellement être organisés.

    Comment se passe la signature de la convention de rupture conventionnelle ?

    Lorsque vous et votre administration employeur parvenez à un accord sur les conditions de la rupture conventionnelle, vous signez une convention de rupture selon un  modèle de convention  fixé par arrêté ministériel.

    Ce modèle peut être adapté, en fonction des spécificités des administrations.

    Toute convention doit toutefois obligatoirement contenir le montant de l’indemnité spécifique de rupture et la date de cessation définitive des fonctions fixée d’un commun accord entre vous et votre administration employeur.

    La date de signature de la convention de rupture est fixée par votre administration employeur au moins 15 jours francs après le dernier entretien préalable.

    Un jour franc après la date de signature de la convention, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs.

    Au cours de ce délai, la partie qui souhaite se rétracter et annuler la rupture conventionnelle doit en informer l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception ou remis en mains propres.

    La date de cessation définitive des fonctions est fixée au moins 1 jour après la fin du délai de rétractation.

    La convention de rupture est conservée dans votre dossier individuel.

    Quel est le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ?

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieur aux montants suivants :

    Montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle selon l’ancienneté

    Année d’ancienneté

    Montant minimum de l’indemnité de rupture

    Jusqu’à 10 ans

    ¼ de mois de rémunération mensuelle brute multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 11 à 15 ans

    2/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    De 16 à 20 ans

    ½ mois de rémunération brute mensuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 21 à 24 ans

    3/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    La rémunération mensuelle brute prise en compte est le 12e de votre rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être supérieur au 12e de votre rémunération brute annuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 24 ans d’ancienneté.

    La rémunération brute prise en compte est celle perçue auprès d’employeurs publics.

    Elle peut comprendre les rémunérations perçues auprès de plusieurs employeurs publics, si vous avez effectué une mobilité en cours d’année civile.

    Si vous n’avez perçu aucune rémunération par un employeur public l’année précédant celle de la rupture, le montant de l’indemnité est égale à zéro.

    L’ancienneté prise en compte comprend les services accomplis dans les 3 fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).

    Exemple

    Pour un agent ayant 22 ans d’ancienneté et dont la rémunération brute annuelle de l’année précédente est de 33 400 € , le montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle est calculé sur la base de 33 400 / 12 =  2 783,33 € .

    Il est égal à (2 783,33 / 4 x 10) + (2 783,33 x 2 / 5 x 5) + (2 783,33 / 2 x 5) + (2 783,33 x 3 / 5 x 2) = 6 958,33 + 5 566,66 + 6 958,33 + 3 340 =  22 823,31 € brut.

    Et son montant maximum est égal à 33 400 / 12 x 22 =  61 233,33 € brut.

    Tous les éléments de rémunération sont pris en compte, sauf quelques uns :

    Éléments de rémunération pris en compte pour le calcul de l’indemnité de rupture

    Éléments de rémunération

    Pris en compte

    Traitement indiciaire

    Oui

    Indemnité de résidence

    Oui

    Supplément familial de traitement

    Oui

    Nouvelle bonification indiciaire

    Oui

    Remboursements de frais

    Non

    Majorations et indexations liées à une affectation outre-mer

    Non

    Indemnité de résidence à l’étranger

    Non

    Primes et indemnités de changement de résidence, de primo-affectation, liées à la mobilité géographique et aux restructurations

    Non

    Indemnités d’enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l’emploi

    Non

    Autres primes et indemnités

    Oui

    Lorsque vous avez un logement de fonction, le montant des primes et indemnités pris en compte est celui que vous auriez perçu si vous n’aviez pas bénéficié de ce logement.

    Si le montant de votre indemnité de rupture conventionnelle est inférieur à 94 200 € , votre indemnité est exonérée de  CSG .

    Si le montant de votre indemnité est compris entre 94 200 € et 471 000 € , la partie supérieure à 94 200 € est soumise pour 98,25 % de son montant à la CSG.

    Si le montant de votre indemnité est supérieur 471 000 € , l’indemnité est intégralement soumise à CSG.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée, en tout ou partie, d’impôt sur le revenu.

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas 2 fois le montant de votre rémunération annuelle brute de l’année précédant celle de votre rupture conventionnelle.

    Toutefois, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    L’indemnité de rupture peut aussi être exonérée d’impôt sur 50 %   de son montant.

    Cependant, là encore, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut aussi être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas le montant minimum d’indemnité prévu par la loi.

    C’est le montant le plus avantageux parmi ces 3 montants qui est retenu.

    Quels sont les effets de la rupture conventionnelle ?

    La rupture conventionnelle entraîne votre radiation des cadres et la perte de votre statut de fonctionnaire.

    Vous êtes radié des cadres à la date de cessation définitive de vos fonctions convenue dans la convention de rupture.

    Vous avez droit aux allocations chômage, si vous en remplissez les conditions d’attribution.

    Si vous êtes à nouveau recruté dans la fonction publique d’État au cours des 6 ans qui suivent la rupture conventionnelle, vous devez rembourser l’indemnité de rupture à l’État.

    Tout agent public (fonctionnaire ou contractuel) nouvellement recruté dans la fonction publique d’État doit fournir une attestation sur l’honneur dans laquelle il certifie ne pas avoir bénéficié d’une indemnité de rupture conventionnelle de l’État au cours des 6 années précédant son recrutement.

    Lorsqu’il doit y avoir remboursement, celui-ci doit intervenir au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement.

    Les périodes de chômage indemnisé qui suivent la rupture conventionnelle sont prises en compte pour la retraite par l’Assurance retraite de la Sécurité sociale.

    Quel contractuel peut convenir d’une rupture conventionnelle ?

    Vous pouvez convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes en  CDI . Cela n’est pas possible si vous êtes en CDD.

    De plus, pour pouvoir convenir d’une rupture conventionnelle, vous ne devez pas avoir atteint l’âge minimum de départ à la retraite et justifiez du nombre de trimestres requis pour obtenir une .

    Vous ne pouvez pas non plus convenir d’une rupture conventionnelle pendant la période d’essai ou en cas de licenciement ou de démission.

    Enfin, la rupture conventionnelle n’est pas possible si vous êtes fonctionnaire détaché en tant que contractuel.

    Quelle est la procédure pour convenir d’une rupture conventionnelle ?

    La procédure de rupture conventionnelle peut être engagée à votre initiative ou à l’initiative de votre administration employeur.

    La rupture conventionnelle résulte d’un accord entre vous et votre administration employeur. Elle ne peut pas être imposée par l’une ou l’autre des parties.

    Lorsque l’une des 2 parties souhaite conclure une rupture conventionnelle, elle en informe l’autre partie par courrier, recommandé avec accusé de réception, ou remis en mains propres contre signature.

    Lorsque c’est vous qui engagez la procédure de rupture conventionnelle, vous pouvez adresser votre courrier à votre direction des ressources humaines ou à l’autorité de recrutement.

    À savoir

    Si vous êtes mis à disposition, vous devez adresser votre demande de rupture conventionnelle à votre administration d’origine et en informer votre administration ou organisme d’accueil.

    Un entretien est organisé par votre administration employeur que ce soit vous ou elle qui ayez engagé la procédure de rupture conventionnelle et quelle que soit la volonté de l’une ou l’autre des parties de conclure une rupture conventionnelle.

    Cet entretien doit avoir lieu entre 10 jours francs et un mois après la réception par l’une des parties du courrier de l’autre partie demandant la rupture conventionnelle.

    Cet entretien est conduit par un responsable hiérarchique.

    Au cours de cet entretien, vous pouvez vous faire assister par un conseiller désigné par une organisation syndicale représentative de votre choix, après en avoir informé votre administration.

    Une organisation syndicale est représentative lorsqu’elle dispose d’au moins un siège au comité social d’administration ministériel, de réseau ou de proximité dont vous relevez.

    L’entretien porte principalement sur les points suivants :

    • Motifs de la demande et principe de la rupture conventionnelle

    • Date envisagée de la cessation définitive des fonctions

    • Montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

    • Conséquences de la cessation définitive des fonctions.

    D’autres entretiens peuvent éventuellement être organisés.

    Comment se passe la signature de la convention de rupture conventionnelle ?

    Lorsque vous et votre administration employeur parvenez à un accord sur les conditions de la rupture conventionnelle, vous signez une convention de rupture selon un  modèle de convention  fixé par arrêté ministériel.

    Ce modèle peut être adapté, en fonction des spécificités des administrations.

    Toute convention doit toutefois obligatoirement contenir le montant de l’indemnité spécifique de rupture et la date de cessation définitive des fonctions fixée d’un commun accord entre vous et votre administration employeur.

    La date de signature de la convention de rupture est fixée par votre administration employeur au moins 15 jours francs après le dernier entretien préalable.

    Un jour franc après la date de signature de la convention, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs.

    Au cours de ce délai, la partie qui souhaite se rétracter et annuler la rupture conventionnelle doit en informer l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception ou remis en mains propres.

    La date de fin de contrat est fixée au moins 1 jour après la fin du délai de rétractation.

    La convention de rupture est conservée dans votre dossier individuel.

    Quel est le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ?

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieur aux montants suivants :

    Montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle selon l’ancienneté

    Année d’ancienneté

    Montant minimum de l’indemnité de rupture

    Jusqu’à 10 ans

    ¼ de mois de rémunération mensuelle brute multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 11 à 15 ans

    2/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    De 16 à 20 ans

    ½ mois de rémunération brute mensuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 21 à 24 ans

    3/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    La rémunération mensuelle brute prise en compte est le 12e de votre rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être supérieur au 12e de votre rémunération brute annuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 24 ans d’ancienneté.

    La rémunération brute prise en compte est celle perçue auprès d’employeurs publics.

    Elle peut comprendre les rémunérations perçues auprès de plusieurs employeurs publics, si vous avez effectué une mobilité en cours d’année civile.

    Si vous n’avez perçu aucune rémunération par un employeur public l’année précédant celle de la rupture, le montant de l’indemnité est égale à zéro.

    L’ancienneté prise en compte comprend les services accomplis dans les 3 fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).

    Exemple

    Pour un agent ayant 22 ans d’ancienneté et dont la rémunération brute annuelle de l’année précédente est de 33 400 € , le montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle est calculé sur la base de 33 400 / 12 =  2 783,33 € .

    Il est égal à (2 783,33 / 4 x 10) + (2 783,33 x 2 / 5 x 5) + (2 783,33 / 2 x 5) + (2 783,33 x 3 / 5 x 2) = 6 958,33 + 5 566,66 + 6 958,33 + 3 340 =  22 823,31 € brut.

    Et son montant maximum est égal à 33 400 / 12 x 22 =  61 233,33 € brut.

    Tous les éléments de rémunération sont pris en compte, sauf quelques uns :

    Éléments de rémunération pris en compte pour le calcul de l’indemnité de rupture

    Éléments de rémunération

    Pris en compte

    Traitement indiciaire

    Oui

    Indemnité de résidence

    Oui

    Supplément familial de traitement

    Oui

    Remboursements de frais

    Non

    Majorations et indexations liées à une affectation outre-mer

    Non

    Indemnité de résidence à l’étranger

    Non

    Primes et indemnités de changement de résidence, de primo-affectation, liées à la mobilité géographique et aux restructurations

    Non

    Indemnités d’enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l’emploi

    Non

    Autres primes et indemnités

    Oui

    Lorsque vous avez un logement de fonction, le montant des primes et indemnités pris en compte est celui que vous auriez perçu si vous n’aviez pas bénéficié de ce logement.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée de cotisations retraite à l’Assurance retraite de la Sécurité sociale si son montant ne dépasse pas 94 200 € .

    Si l’indemnité de rupture est comprise entre 94 200 € et 471 000 € , la part de l’indemnité supérieure à 94 200 € est soumise à cotisations.

    Si le montant de l’indemnité dépasse 94 200 € , elle est intégralement soumise à cotisations.

    Si le montant de votre indemnité de rupture conventionnelle est inférieur à 94 200 € , votre indemnité est exonérée de  CSG .

    Si le montant de votre indemnité est compris entre 94 200 € et 471 000 € , la partie supérieure à 94 200 € est soumise pour 98,25 % de son montant à la CSG.

    Si le montant de votre indemnité est supérieur 471 000 € , l’indemnité est intégralement soumise à CSG.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée, en tout ou partie, d’impôt sur le revenu.

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas 2 fois le montant de votre rémunération annuelle brute de l’année précédant celle de votre rupture conventionnelle.

    Toutefois, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    L’indemnité de rupture peut aussi être exonérée d’impôt sur 50 %   de son montant.

    Cependant, là encore, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut aussi être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas le montant minimum d’indemnité prévu par la loi.

    C’est le montant le plus avantageux parmi ces 3 montants qui est retenu.

    Quels sont les effets de la rupture conventionnelle ?

    La rupture conventionnelle entraîne votre radiation des effectifs.

    Vous êtes radié des effectifs à la date de fin de contrat convenue dans la convention de rupture.

    Vous avez droit aux allocations chômage, si vous en remplissez les conditions d’attribution.

    Si vous êtes à nouveau recruté au sein de la fonction publique d’État au cours des 6 ans qui suivent la rupture conventionnelle, vous devez rembourser à l’État l’indemnité de rupture.

    Tout agent public (fonctionnaire ou contractuel) nouvellement recruté dans la fonction publique d’État doit fournir une attestation sur l’honneur dans laquelle il certifie n’avoir pas bénéficié d’une indemnité de rupture conventionnelle de l’État au cours des 6 années précédant son recrutement.

    Lorsqu’il doit y avoir remboursement, celui-ci doit intervenir au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement.

    Les périodes de chômage indemnisé qui suivent la rupture conventionnelle sont prises en compte pour la retraite par l’Assurance retraite de la Sécurité sociale.

    Quel fonctionnaire peut convenir d’une rupture conventionnelle ?

    Vous pouvez convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes fonctionnaire titulaire. Cela n’est pas possible si vous êtes fonctionnaire stagiaire.

    De plus, pour pouvoir convenir d’une rupture conventionnelle, vous ne devez pas avoir atteint l’âge minimum de départ à la retraite et justifier du nombre de trimestres requis pour obtenir une .

    La possibilité de convenir d’une rupture conventionnelle est possible jusqu’au 31 décembre 2025.

    Rappel

    La mise en œuvre de la rupture conventionnelle ne nécessite pas de délibération de votre collectivité.

    Quelle est la procédure pour convenir d’une rupture conventionnelle ?

    La procédure de rupture conventionnelle peut être engagée à votre initiative ou à l’initiative de votre collectivité employeur.

    La rupture conventionnelle résulte d’un accord entre vous et votre administration employeur. Elle ne peut pas être imposée par l’une ou l’autre des parties.

    Lorsque l’une des 2 parties souhaite conclure une rupture conventionnelle, elle en informe l’autre partie par courrier, recommandé avec accusé de réception, ou remis en mains propres contre signature.

    Lorsque c’est vous qui engagez la procédure de rupture conventionnelle, vous pouvez adresser votre courrier à votre direction des ressources humaines ou à l’autorité territoriale.

    À savoir

    Si vous êtes détaché ou mis à disposition, vous devez adresser votre demande de rupture conventionnelle à votre administration d’origine et en informer votre administration ou organisme d’accueil.

    Si vous occupez plusieurs emplois à temps non complet, la rupture conventionnelle, qu’elle soit demandée par l’une de vos collectivités employeurs ou par vous, doit être mise en œuvre par l’ensemble des collectivités.

    Et chaque collectivité doit vous verser une part de l’indemnité de rupture, en fonction du temps de travail accompli auprès d’elle.

    Un entretien est organisé par votre collectivité employeur que ce soit vous ou elle qui ayez engagé la procédure de rupture conventionnelle et quelle que soit la volonté de l’une ou l’autre des parties de conclure une rupture conventionnelle.

    Cet entretien doit avoir lieu entre 10 jours francs et un mois après la réception par l’une des parties du courrier de l’autre partie demandant la rupture conventionnelle.

    Cet entretien est conduit par un responsable hiérarchique ou par l’autorité territoriale.

    Au cours de cet entretien, vous pouvez, après en avoir informé votre collectivité, vous faire assister par un conseiller désigné par une organisation syndicale de votre choix.

    L’entretien porte principalement sur les points suivants :

    • Motifs de la demande et principe de la rupture conventionnelle

    • Date envisagée de la cessation définitive des fonctions

    • Montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

    • Conséquences de la cessation définitive des fonctions.

    D’autres entretiens peuvent éventuellement être organisés.

    Comment se passe la signature de la convention de rupture conventionnelle ?

    Lorsque vous et votre collectivité employeur parvenez à un accord sur les conditions de la rupture conventionnelle, vous signez une convention de rupture selon un  modèle de convention  fixé par arrêté ministériel.

    Ce modèle peut être adapté, en fonction des spécificités des administrations.

    Toute convention doit toutefois obligatoirement contenir le montant de l’indemnité spécifique de rupture et la date de cessation définitive des fonctions fixée d’un commun accord entre vous et votre collectivité employeur.

    La date de signature de la convention de rupture est fixée par votre collectivité employeur au moins 15 jours francs après le dernier entretien préalable.

    Un jour franc après la date de signature de la convention, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs.

    Au cours de ce délai, la partie qui souhaite se rétracter et annuler la rupture conventionnelle doit en informer l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception ou remis en mains propres.

    La date de cessation définitive des fonctions est fixée au moins 1 jour après la fin du délai de rétractation.

    La convention de rupture est conservée dans votre dossier individuel.

    Quel est le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ?

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieur aux montants suivants :

    Montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle selon l’ancienneté

    Année d’ancienneté

    Montant minimum de l’indemnité de rupture

    Jusqu’à 10 ans

    ¼ de mois de rémunération mensuelle brute multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 11 à 15 ans

    2/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    De 16 à 20 ans

    ½ mois de rémunération brute mensuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 21 à 24 ans

    3/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    La rémunération mensuelle brute prise en compte est le 12e de votre rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être supérieur au 12e de votre rémunération brute annuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 24 ans d’ancienneté.

    La rémunération brute prise en compte est celle perçue auprès d’employeurs publics.

    Elle peut comprendre les rémunérations perçues auprès de plusieurs employeurs publics, si vous avez effectué une mobilité en cours d’année civile.

    Si vous n’avez perçu aucune rémunération par un employeur public l’année précédant celle de la rupture, le montant de l’indemnité est égale à zéro.

    L’ancienneté prise en compte comprend les services accomplis dans les 3 fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).

    Exemple

    Pour un agent ayant 22 ans d’ancienneté et dont la rémunération brute annuelle de l’année précédente est de 33 400 € , le montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle est calculé sur la base de 33 400 / 12 =  2 783,33 € .

    Il est égal à (2 783,33 / 4 x 10) + (2 783,33 x 2 / 5 x 5) + (2 783,33 / 2 x 5) + (2 783,33 x 3 / 5 x 2) = 6 958,33 + 5 566,66 + 6 958,33 + 3 340 =  22 823,31 € brut.

    Et son montant maximum est égal à 33 400 / 12 x 22 =  61 233,33 € brut.

    Tous les éléments de rémunération sont pris en compte, sauf quelques uns :

    Éléments de rémunération pris en compte pour le calcul de l’indemnité de rupture

    Éléments de rémunération

    Pris en compte

    Traitement indiciaire

    Oui

    Indemnité de résidence

    Oui

    Supplément familial de traitement

    Oui

    Nouvelle bonification indiciaire

    Oui

    Remboursements de frais

    Non

    Primes et indemnités de changement de résidence, de primo-affectation, liées à la mobilité géographique et aux restructurations

    Non

    Indemnités d’enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l’emploi

    Non

    Majorations et indexations relatives à une affectation outre-mer

    Non

    Indemnité de résidence à l’étranger

    Non

    Autres primes et indemnités

    Oui

    Lorsque vous avez un logement de fonction, le montant des primes et indemnités pris en compte est celui que vous auriez perçu si vous n’aviez pas bénéficié de ce logement.

    Si le montant de votre indemnité de rupture conventionnelle est inférieur à 94 200 € , votre indemnité est exonérée de  CSG .

    Si le montant de votre indemnité est compris entre 94 200 € et 471 000 € , la partie supérieure à 94 200 € est soumise pour 98,25 % de son montant à la CSG.

    Si le montant de votre indemnité est supérieur 471 000 € , l’indemnité est intégralement soumise à CSG.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée, en tout ou partie, d’impôt sur le revenu.

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas 2 fois le montant de votre rémunération annuelle brute de l’année précédant celle de votre rupture conventionnelle.

    Toutefois, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    L’indemnité de rupture peut aussi être exonérée d’impôt sur 50 %   de son montant.

    Cependant, là encore, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut aussi être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas le montant minimum d’indemnité prévu par la loi.

    C’est le montant le plus avantageux parmi ces 3 montants qui est retenu.

    Quels sont les effets de la rupture conventionnelle ?

    La rupture conventionnelle entraîne votre radiation des cadres et la perte du statut de fonctionnaire.

    Vous êtes radié des cadres à la date de cessation définitive de vos fonctions convenue dans la convention de rupture.

    Vous avez droit aux allocations chômage, si vous en remplissez les conditions d’attribution.

    Si vous êtes à nouveau recruté au sein de la même collectivité territoriale au cours des 6 ans suivant la rupture conventionnelle, vous devez rembourser l’indemnité de rupture à votre collectivité. Il en est de même si vous êtes recruté auprès de tout établissement public dépendant de votre ancienne collectivité employeur ou auprès de tout établissement auquel appartient votre ancienne collectivité employeur.

    Avant son recrutement, le candidat retenu pour occuper un emploi (fonctionnaire ou contractuel) dans une collectivité ou un établissement territorial, doit adresser une attestation sur l’honneur dans laquelle il certifie ne pas avoir bénéficié, pendant les 6 dernières années, d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, de la part de cette collectivité ou de cet établissement.

    Lorsqu’il doit y avoir remboursement, celui-ci doit intervenir au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement.

    Les périodes de chômage indemnisé qui suivent la rupture conventionnelle sont prises en compte pour la retraite par l’assurance retraite de la Sécurité sociale.

    Quel contractuel peut convenir d’une rupture conventionnelle ?

    Vous pouvez convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes en  CDI . Cela n’est pas possible si vous êtes en CDD.

    De plus, pour pouvoir convenir d’une rupture conventionnelle, vous ne devez pas avoir atteint l’âge minimum de départ à la retraite et justifiez du nombre de trimestres requis pour obtenir une .

    Vous ne pouvez pas non plus convenir d’une rupture conventionnelle pendant la période d’essai ou en cas de licenciement ou de démission.

    Enfin, la rupture conventionnelle n’est pas possible si vous êtes fonctionnaire détaché en tant que contractuel.

    Rappel

    La mise en œuvre de la rupture conventionnelle ne nécessite pas de délibération de votre collectivité.

    Quelle est la procédure pour convenir d’une rupture conventionnelle ?

    La procédure de rupture conventionnelle peut être engagée à votre initiative ou à l’initiative de votre collectivité employeur.

    La rupture conventionnelle résulte d’un accord entre vous et votre collectivité employeur. Elle ne peut pas être imposée par l’une ou l’autre des parties.

    Lorsque l’une des 2 parties souhaite conclure une rupture conventionnelle, elle en informe l’autre partie par courrier, recommandé avec accusé de réception, ou remis en mains propres contre signature.

    Lorsque c’est vous qui engagez la procédure de rupture conventionnelle, vous pouvez adresser votre courrier à votre direction des ressources humaines ou à l’autorité territoriale.

    À savoir

    Si vous êtes mis à disposition, vous devez adresser votre demande de rupture conventionnelle à votre administration d’origine et en informer votre administration ou organisme d’accueil.

    Si vous occupez plusieurs emplois à temps non complet, la rupture conventionnelle, qu’elle soit demandée par l’une de vos collectivités employeurs ou par vous, doit être mise en œuvre par l’ensemble des collectivités.

    Et chaque collectivité doit vous verser une part de l’indemnité de rupture, en fonction du temps de travail accompli auprès d’elle.

    Un entretien est organisé par votre collectivité employeur que ce soit vous ou elle qui ayez engagé la procédure de rupture conventionnelle et quelle que soit la volonté de l’une ou l’autre des parties de conclure une rupture conventionnelle.

    Cet entretien doit avoir lieu entre 10 jours francs et un mois après la réception par l’une des parties du courrier de l’autre partie demandant la rupture conventionnelle.

    Cet entretien est conduit par l’autorité territoriale.

    Au cours de cet entretien, vous pouvez vous faire assister par un conseiller désigné par une organisation syndicale représentative de votre choix, après en avoir informé votre administration.

    Une organisation syndicale est représentative lorsqu’elle dispose d’au moins un siège au comité social territorial.

    En l’absence de représentant du personnel relevant d’organisations syndicales représentatives au sein du comité social territorial, vous pouvez vous faire assister par un conseiller syndical de votre choix.

    L’entretien porte principalement sur les points suivants :

    • Motifs de la demande et principe de la rupture conventionnelle

    • Date envisagée de la cessation définitive des fonctions

    • Montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

    • Conséquences de la cessation définitive des fonctions.

    D’autres entretiens peuvent éventuellement être organisés.

    Comment se passe la signature de la convention de rupture conventionnelle ?

    Lorsque vous et votre collectivité employeur parvenez à un accord sur les conditions de la rupture conventionnelle, vous signez une convention de rupture selon un  modèle de convention  fixé par arrêté ministériel.

    Ce modèle peut être adapté, en fonction des spécificités des administrations.

    Toute convention doit toutefois obligatoirement contenir le montant de l’indemnité spécifique de rupture et la date de cessation définitive des fonctions fixée d’un commun accord entre vous et votre collectivité employeur.

    La date de signature de la convention de rupture est fixée par l’administration au moins 15 jours francs le dernier entretien préalable.

    Un jour franc après la date de signature de la convention, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs.

    Au cours de ce délai, la partie qui souhaite se rétracter et annuler la rupture conventionnelle doit en informer l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception ou remis en mains propres.

    La date de fin de contrat est fixée au moins 1 jour après la fin du délai de rétractation.

    La convention de rupture est conservée dans votre dossier individuel.

    Quel est le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ?

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieur aux montants suivants :

    Montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle selon l’ancienneté

    Année d’ancienneté

    Montant minimum de l’indemnité de rupture

    Jusqu’à 10 ans

    ¼ de mois de rémunération mensuelle brute multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 11 à 15 ans

    2/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    De 16 à 20 ans

    ½ mois de rémunération brute mensuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 21 à 24 ans

    3/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    La rémunération mensuelle brute prise en compte est le 12e de votre rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être supérieur au 12e de votre rémunération brute annuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 24 ans d’ancienneté.

    La rémunération brute prise en compte est celle perçue auprès d’employeurs publics.

    Elle peut comprendre les rémunérations perçues auprès de plusieurs employeurs publics, si vous avez effectué une mobilité en cours d’année civile.

    Si vous n’avez perçu aucune rémunération par un employeur public l’année précédant celle de la rupture, le montant de l’indemnité est égale à zéro.

    L’ancienneté prise en compte comprend les services accomplis dans les 3 fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).

    Exemple

    Pour un agent ayant 22 ans d’ancienneté et dont la rémunération brute annuelle de l’année précédente est de 33 400 € , le montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle est calculé sur la base de 33 400 / 12 =  2 783,33 € .

    Il est égal à (2 783,33 / 4 x 10) + (2 783,33 x 2 / 5 x 5) + (2 783,33 / 2 x 5) + (2 783,33 x 3 / 5 x 2) = 6 958,33 + 5 566,66 + 6 958,33 + 3 340 =  22 823,31 € brut.

    Et son montant maximum est égal à 33 400 / 12 x 22 =  61 233,33 € brut.

    Tous les éléments de rémunération sont pris en compte sauf quelques uns :

    Éléments de rémunération pris en compte pour le calcul de l’indemnité de rupture

    Éléments de rémunération

    Pris en compte

    Traitement indiciaire

    Oui

    Indemnité de résidence

    Oui

    Supplément familial de traitement

    Oui

    Remboursements de frais

    Non

    Primes et indemnités de changement de résidence, de primo-affectation, liées à la mobilité géographique et aux restructurations

    Non

    Indemnités d’enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l’emploi

    Non

    Majorations et indexations relatives à une affectation outre-mer

    Non

    Indemnité de résidence à l’étranger

    Non

    Autres primes et indemnités

    Oui

    Lorsque vous avez un logement de fonction, le montant des primes et indemnités pris en compte est celui que vous auriez perçu si vous n’aviez pas bénéficié de ce logement.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée de cotisations retraite à l’Assurance retraite de la Sécurité sociale si son montant ne dépasse pas 94 200 € .

    Si l’indemnité de rupture est comprise entre 94 200 € et 471 000 € , la part de l’indemnité supérieure à 94 200 € est soumise à cotisations.

    Si le montant de l’indemnité dépasse 94 200 € , elle est intégralement soumise à cotisations.

    Si le montant de votre indemnité de rupture conventionnelle est inférieur à 94 200 € , votre indemnité est exonérée de  CSG .

    Si le montant de votre indemnité est compris entre 94 200 € et 471 000 € , la partie supérieure à 94 200 € est soumise pour 98,25 % de son montant à la CSG.

    Si le montant de votre indemnité est supérieur 471 000 € , l’indemnité est intégralement soumise à CSG.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée, en tout ou partie, d’impôt sur le revenu.

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas 2 fois le montant de votre rémunération annuelle brute de l’année précédant celle de votre rupture conventionnelle.

    Toutefois, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    L’indemnité de rupture peut aussi être exonérée d’impôt sur 50 %   de son montant.

    Cependant, là encore, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut aussi être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas le montant minimum d’indemnité prévu par la loi.

    C’est le montant le plus avantageux parmi ces 3 montants qui est retenu.

    Quels sont les effets de la rupture conventionnelle ?

    La rupture conventionnelle entraîne votre radiation des effectifs.

    Vous êtes radié des effectifs à la date de fin de contrat convenue dans la convention de rupture.

    Vous avez droit aux allocations chômage, si vous en remplissez les conditions d’attribution.

    Si vous êtes à nouveau recruté au sein de la même collectivité territoriale au cours des 6 ans suivant la rupture conventionnelle, vous devez rembourser l’indemnité de rupture à votre collectivité. Il en est de même si vous êtes recruté auprès de tout établissement public dépendant de votre ancienne collectivité employeur ou auprès de tout établissement auquel appartient votre ancienne collectivité employeur.

    Avant son recrutement, le candidat retenu pour occuper un emploi (fonctionnaire ou contractuel) dans une collectivité ou un établissement territorial, doit adresser une attestation sur l’honneur dans laquelle il certifie ne pas avoir bénéficié, pendant les 6 dernières années, d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, de la part de cette collectivité ou de cet établissement.

    Lorsqu’il doit y avoir remboursement, celui-ci doit intervenir au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement.

    Les périodes de chômage indemnisé qui suivent la rupture conventionnelle sont prises en compte pour la retraite par l’Assurance retraite de la Sécurité sociale.

    Quel fonctionnaire peut convenir d’une rupture conventionnelle ?

    Vous pouvez convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes fonctionnaire titulaire. Cela n’est pas possible si vous êtes fonctionnaire stagiaire.

    De plus, pour pouvoir convenir d’une rupture conventionnelle, vous ne devez pas avoir atteint l’âge minimum de départ à la retraite et justifier du nombre de trimestres requis pour obtenir une .

    La possibilité de convenir d’une rupture conventionnelle est possible jusqu’au 31 décembre 2025.

    Quelle est la procédure pour convenir d’une rupture conventionnelle ?

    La procédure de rupture conventionnelle peut être engagée à votre initiative ou à l’initiative de votre établissement employeur.

    La rupture conventionnelle résulte d’un accord entre vous et votre établissement employeur. Elle ne peut pas être imposée par l’une ou l’autre des parties.

    Lorsque l’une des 2 parties souhaite conclure une rupture conventionnelle, elle en informe l’autre partie par courrier, recommandé avec accusé de réception, ou remis en mains propres contre signature.

    Lorsque c’est vous qui engagez la procédure de rupture conventionnelle, vous pouvez adresser votre courrier à votre direction des ressources humaines ou à l’autorité investie du pouvoir de nomination.

    À savoir

    Si vous êtes détaché ou mis à disposition, vous devez adresser votre demande de rupture conventionnelle à votre administration d’origine et en informer votre administration ou organisme d’accueil.

    Un entretien est organisé par votre établissement employeur que ce soit vous ou lui qui ayez engagé la procédure de rupture conventionnelle et quelle que soit la volonté de l’une ou l’autre des parties de conclure une rupture conventionnelle.

    Cet entretien doit avoir lieu entre 10 jours francs et un mois après la réception par l’une des parties du courrier de l’autre partie demandant la rupture conventionnelle.

    Cet entretien est conduit par un responsable hiérarchique ou par l’autorité investie du pouvoir de nomination.

    Au cours de cet entretien, vous pouvez vous faire assister par un représentant du personnel au comité social ou par par un conseiller syndical de votre choix.

    L’entretien porte principalement sur les points suivants :

    • Motifs de la demande et principe de la rupture conventionnelle

    • Date envisagée de la cessation définitive des fonctions

    • Montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

    • Conséquences de la cessation définitive des fonctions.

    D’autres entretiens peuvent éventuellement être organisés.

    Comment se passe la signature de la convention de rupture conventionnelle ?

    Lorsque vous et votre établissement employeur parvenez à un accord sur les conditions de la rupture conventionnelle, vous signez une convention de rupture selon un  modèle de convention  fixé par arrêté ministériel.

    Ce modèle peut être adapté, en fonction des spécificités des administrations.

    Toute convention doit toutefois obligatoirement contenir le montant de l’indemnité spécifique de rupture et la date de cessation définitive des fonctions fixée d’un commun accord entre vous et votre établissement employeur.

    La date de signature de la convention de rupture est fixée par votre établissement employeur au moins 15 jours francs après le dernier entretien préalable.

    Un jour franc après la date de signature de la convention, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs.

    Au cours de ce délai, la partie qui souhaite se rétracter et annuler la rupture conventionnelle doit en informer l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception ou remis en mains propres.

    La date de cessation définitive des fonctions est fixée au moins 1 jour après la fin du délai de rétractation.

    La convention de rupture est conservée dans votre dossier individuel.

    Quel est le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ?

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieur aux montants suivants :

    Montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle selon l’ancienneté

    Année d’ancienneté

    Montant minimum de l’indemnité de rupture

    Jusqu’à 10 ans

    ¼ de mois de rémunération mensuelle brute multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 11 à 15 ans

    2/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    De 16 à 20 ans

    ½ mois de rémunération brute mensuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 21 à 24 ans

    3/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    La rémunération mensuelle brute prise en compte est le 12e de votre rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être supérieur au 12e de votre rémunération brute annuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 24 ans d’ancienneté.

    La rémunération brute prise en compte est celle perçue auprès d’employeurs publics.

    Elle peut comprendre les rémunérations perçues auprès de plusieurs employeurs publics, si vous avez effectué une mobilité en cours d’année civile.

    Si vous n’avez perçu aucune rémunération par un employeur public l’année précédant celle de la rupture, le montant de l’indemnité est égale à zéro.

    L’ancienneté prise en compte comprend les services accomplis dans les 3 fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).

    Exemple

    Pour un agent ayant 22 ans d’ancienneté et dont la rémunération brute annuelle de l’année précédente est de 33 400 € , le montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle est calculé sur la base de 33 400 / 12 =  2 783,33 € .

    Il est égal à (2 783,33 / 4 x 10) + (2 783,33 x 2 / 5 x 5) + (2 783,33 / 2 x 5) + (2 783,33 x 3 / 5 x 2) = 6 958,33 + 5 566,66 + 6 958,33 + 3 340 =  22 823,31 € brut.

    Et son montant maximum est égal à 33 400 / 12 x 22 =  61 233,33 € brut.

    Tous les éléments de rémunération sont pris en compte, sauf quelques uns :

    Éléments de rémunération pris en compte pour le calcul de l’indemnité de rupture

    Éléments de rémunération

    Pris en compte

    Traitement indiciaire

    Oui

    Indemnité de résidence

    Oui

    Supplément familial de traitement

    Oui

    Nouvelle bonification indiciaire

    Oui

    Remboursements de frais

    Non

    Primes et indemnités de changement de résidence, de primo-affectation, liées à la mobilité géographique et aux restructurations

    Non

    Indemnités d’enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l’emploi.

    Non

    Majorations et indexations relatives à une affectation outre-mer

    Non

    Autres primes et indemnités

    Oui

    Lorsque vous avez un logement de fonction, le montant des primes et indemnités pris en compte est celui que vous auriez perçu si vous n’aviez pas bénéficié de ce logement.

    Si le montant de votre indemnité de rupture conventionnelle est inférieur à 94 200 € , votre indemnité est exonérée de  CSG .

    Si le montant de votre indemnité est compris entre 94 200 € et 471 000 € , la partie supérieure à 94 200 € est soumise pour 98,25 % de son montant à la CSG.

    Si le montant de votre indemnité est supérieur 471 000 € , l’indemnité est intégralement soumise à CSG.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée, en tout ou partie, d’impôt sur le revenu.

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas 2 fois le montant de votre rémunération annuelle brute de l’année précédant celle de votre rupture conventionnelle.

    Toutefois, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    L’indemnité de rupture peut aussi être exonérée d’impôt sur 50 %   de son montant.

    Cependant, là encore, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut aussi être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas le montant minimum d’indemnité prévu par la loi.

    C’est le montant le plus avantageux parmi ces 3 montants qui est retenu.

    Quels sont les effets de la rupture conventionnelle ?

    La rupture conventionnelle entraîne votre radiation des cadres et la perte du statut de fonctionnaire.

    Vous êtes radié des cadres à la date de cessation définitive de vos fonctions convenue dans la convention de rupture.

    Vous avez droit aux allocations chômage, si vous en remplissez les conditions d’attribution.

    Si vous êtes à nouveau recruté au sein du même établissement hospitalier au cours des 6 ans qui suivent la rupture conventionnelle, vous devez rembourser l’indemnité de rupture à votre établissement.

    Avant son recrutement, le candidat retenu pour occuper un emploi (fonctionnaire ou contractuel) dans un établissement hospitalier, doit adresser une attestation sur l’honneur dans laquelle il certifie ne pas avoir bénéficié, pendant les 6 dernières années, d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, de la part de cet établissement.

    Lorsqu’il doit y avoir remboursement, celui-ci doit intervenir au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement.

    Les périodes de chômage indemnisé qui suivent la rupture conventionnelle sont prises en compte pour la retraite par l’assurance retraite de la Sécurité sociale.

    Quel contractuel peut convenir d’une rupture conventionnelle ?

    Vous pouvez convenir d’une rupture conventionnelle si vous êtes en  CDI . Cela n’est pas possible si vous êtes en CDD.

    De plus, pour pouvoir convenir d’une rupture conventionnelle, vous ne devez pas avoir atteint l’âge minimum de départ à la retraite et justifiez du nombre de trimestres requis pour obtenir une .

    Vous ne pouvez pas non plus convenir d’une rupture conventionnelle pendant la période d’essai ou en cas de licenciement ou de démission.

    Enfin, la rupture conventionnelle n’est pas possible si vous êtes fonctionnaire détaché en tant que contractuel.

    Quelle est la procédure pour convenir d’une rupture conventionnelle ?

    La procédure de rupture conventionnelle peut être engagée à votre initiative ou à l’initiative de votre établissement employeur.

    La rupture conventionnelle résulte d’un accord entre vous et votre établissement employeur. Elle ne peut pas être imposée par l’une ou l’autre des parties.

    Lorsque l’une des 2 parties souhaite conclure une rupture conventionnelle, elle en informe l’autre partie par courrier, recommandé avec accusé de réception, ou remis en mains propres contre signature.

    Lorsque c’est vous qui engagez la procédure de rupture conventionnelle, vous pouvez adresser votre courrier à votre direction des ressources humaines ou à l’autorité investie du pouvoir de nomination.

    À savoir

    Si vous êtes mis à disposition, vous devez adresser votre demande de rupture conventionnelle à votre administration d’origine et en informer votre administration ou organisme d’accueil.

    Un entretien est organisé par votre établissement employeur que ce soit vous ou votre employeur qui ayez engagé la procédure de rupture conventionnelle et quelle que soit la volonté de l’une ou l’autre des parties de conclure une rupture conventionnelle.

    Cet entretien doit avoir lieu entre 10 jours francs et un mois après la réception par l’une des parties du courrier de l’autre partie demandant la rupture conventionnelle.

    Cet entretien est conduit par l’autorité investie du pouvoir de nomination ou son représentant.

    Au cours de cet entretien, vous pouvez vous faire assister par un conseiller désigné par une organisation syndicale représentative de votre choix, après en avoir informé votre administration.

    Une organisation syndicale est représentative lorsqu’elle dispose d’au moins un siège au comité social d’établissement.

    En l’absence de représentant du personnel relevant d’organisations syndicales représentatives au sein du comité social d’établissement, vous pouvez vous faire assister par un conseiller syndical de votre choix.

    L’entretien porte principalement sur les points suivants :

    • Motifs de la demande et principe de la rupture conventionnelle

    • Date envisagée de la cessation définitive des fonctions

    • Montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle

    • Conséquences de la cessation définitive des fonctions.

    D’autres entretiens peuvent éventuellement être organisés.

    Comment se passe la signature de la convention de rupture conventionnelle ?

    Lorsque vous et votre établissement employeur parvenez à un accord sur les conditions de la rupture conventionnelle, vous signez une convention de rupture selon un  modèle de convention  fixé par arrêté ministériel.

    Ce modèle peut être adapté, en fonction des spécificités des administrations.

    Toute convention doit toutefois obligatoirement contenir le montant de l’indemnité spécifique de rupture et la date de cessation définitive des fonctions fixée d’un commun accord entre vous et votre établissement employeur.

    La date de signature de la convention de rupture est fixée par l’administration au moins 15 jours francs après l’entretien préalable.

    Un jour franc après la date de signature de la convention, chaque partie dispose d’un délai de rétractation de 15 jours francs.

    Au cours de ce délai, la partie qui souhaite se rétracter et annuler la rupture conventionnelle doit en informer l’autre partie par courrier recommandé avec accusé de réception ou remis en mains propres.

    La date de fin de contrat est fixée au moins 1 jour après la fin du délai de rétractation.

    La convention de rupture est conservée dans votre dossier individuel.

    Quel est le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ?

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieur aux montants suivants :

    Montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle selon l’ancienneté

    Année d’ancienneté

    Montant minimum de l’indemnité de rupture

    Jusqu’à 10 ans

    ¼ de mois de rémunération mensuelle brute multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 11 à 15 ans

    2/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    De 16 à 20 ans

    ½ mois de rémunération brute mensuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté

    De 21 à 24 ans

    3/5e de mois de rémunération mensuelle brute multipliés par le nombre d’années d’ancienneté

    La rémunération mensuelle brute prise en compte est le 12e de votre rémunération brute annuelle perçue au cours de l’année civile précédant l’année de la rupture conventionnelle.

    Le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être supérieur au 12e de votre rémunération brute annuelle multiplié par le nombre d’années d’ancienneté, dans la limite de 24 ans d’ancienneté.

    La rémunération brute prise en compte est celle perçue auprès d’employeurs publics.

    Elle peut comprendre les rémunérations perçues auprès de plusieurs employeurs publics, si vous avez effectué une mobilité en cours d’année civile.

    Si vous n’avez perçu aucune rémunération par un employeur public l’année précédant celle de la rupture, le montant de l’indemnité est égale à zéro.

    L’ancienneté prise en compte comprend les services accomplis dans les 3 fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière).

    Exemple

    Pour un agent ayant 22 ans d’ancienneté et dont la rémunération brute annuelle de l’année précédente est de 33 400 € , le montant minimum de l’indemnité de rupture conventionnelle est calculé sur la base de 33 400 / 12 =  2 783,33 € .

    Il est égal à (2 783,33 / 4 x 10) + (2 783,33 x 2 / 5 x 5) + (2 783,33 / 2 x 5) + (2 783,33 x 3 / 5 x 2) = 6 958,33 + 5 566,66 + 6 958,33 + 3 340 =  22 823,31 € brut.

    Et son montant maximum est égal à 33 400 / 12 x 22 =  61 233,33 € brut.

    Tous les éléments de rémunération sont pris en compte, sauf quelques uns :

    Éléments de rémunération pris en compte pour le calcul de l’indemnité de rupture

    Éléments de rémunération

    Pris en compte

    Traitement indiciaire

    Oui

    Indemnité de résidence

    Oui

    Supplément familial de traitement

    Oui

    Remboursements de frais

    Non

    Primes et indemnités de changement de résidence, de primo-affectation, liées à la mobilité géographique et aux restructurations

    Non

    Indemnités d’enseignement ou de jury et autres indemnités non directement liées à l’emploi.

    Non

    Majorations et indexations relatives à une affectation outre-mer

    Non

    Autres primes et indemnités

    Oui

    Lorsque vous avez un logement de fonction, le montant des primes et indemnités pris en compte est celui que vous auriez perçu si vous n’aviez pas bénéficié de ce logement.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée de cotisations retraite à l’Assurance retraite de la Sécurité sociale si son montant ne dépasse pas 94 200 € .

    Si l’indemnité de rupture est comprise entre 94 200 € et 471 000 € , la part de l’indemnité supérieure à 94 200 € est soumise à cotisations.

    Si le montant de l’indemnité dépasse 94 200 € , elle est intégralement soumise à cotisations.

    Si le montant de votre indemnité de rupture conventionnelle est inférieur à 94 200 € , votre indemnité est exonérée de  CSG .

    Si le montant de votre indemnité est compris entre 94 200 € et 471 000 € , la partie supérieure à 94 200 € est soumise pour 98,25 % de son montant à la CSG.

    Si le montant de votre indemnité est supérieur 471 000 € , l’indemnité est intégralement soumise à CSG.

    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée, en tout ou partie, d’impôt sur le revenu.

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas 2 fois le montant de votre rémunération annuelle brute de l’année précédant celle de votre rupture conventionnelle.

    Toutefois, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    L’indemnité de rupture peut aussi être exonérée d’impôt sur 50 %   de son montant.

    Cependant, là encore, le montant exonéré d’impôt ne doit pas dépasser  282 600 € .

    Votre indemnité (ou une part de votre indemnité) peut aussi être exonérée d’impôt si elle ne dépasse pas le montant minimum d’indemnité prévu par la loi.

    C’est le montant le plus avantageux parmi ces 3 montants qui est retenu.

    Quels sont les effets de la rupture conventionnelle ?

    La rupture conventionnelle entraîne votre radiation des effectifs.

    Vous êtes radié des effectifs à la date de fin de contrat convenue dans la convention de rupture.

    Vus avez droit aux allocations chômage, si vous en remplissez les conditions d’attribution.

    Si vous êtes à nouveau recruté au sein du même établissement hospitalier au cours des 6 ans qui suivent la rupture conventionnelle, vous devez rembourser l’indemnité de rupture à votre établissement.

    Avant son recrutement, le candidat retenu pour occuper un emploi (fonctionnaire ou contractuel) dans un établissement hospitalier, doit adresser une attestation sur l’honneur dans laquelle il certifie ne pas avoir bénéficié, pendant les 6 dernières années, d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, de la part de cet établissement.

    Lorsqu’il doit y avoir remboursement, celui-ci doit intervenir au plus tard dans les 2 ans qui suivent le recrutement.

    Les périodes de chômage indemnisé qui suivent la rupture conventionnelle sont prises en compte pour la retraite par l’Assurance vieillesse de la Sécurité sociale.